La vie étudiante
Tout un ensemble de questions touchent à la qualité de la vie à l’université et à l’engagement étudiant qu’il s’agit de valoriser. Ils relèvent de divers points que nous avons développés à différents endroits de notre programme : aux chapitres consacrés à la « gouvernance », à la « Réforme interne », au « Bilan immobilier », à la Recherche ou encore à la rubrique « Vivre à l’université »… Toutes ces contributions sont accessibles sur notre blog (http://bordeaux3partages.over-blog.fr/). Nous en reprenons ici les éléments essentiels en les complétant :
Un nouvel élan pour la vie culturelle et associative. Il sera bien de reprendre l’idée d’Université ouverte en l’appuyant sur l’Institut de la pensée contemporaine (voir le texte de Guillaume Le Blanc sur la Recherche). On peut imaginer la mise en place de cycles de conférences et de rencontres de façon à faire rayonner le potentiel de connaissances, d’expertises, de savoir-faire et de créativités de notre communauté , de le faire rayonner à l’extérieur en nouant des partenariats avec telle et telle institution de la ville ou du site : un projet à construire avec la Recherche de façon à ce que les propositions culturelles soient en lien avec des instances de l’Université (UFR, formations, centres de recherche, associations étudiantes…).
Depuis plusieurs années, beaucoup de choses ont été faites pour la vie étudiante et culturelle:
- pour établir une vie étudiante et un agenda culturel. Des procédures ont été adoptées pour l’usage des fonds FSDIE et la visibilité des initiatives étudiantes. La faiblesse évidente d’une socialité partagée entre nous et beaucoup d’autres raisons tenant à la « fluidité » de la vie étudiante font le caractère toujours un peu insatisfaisant des résultats ; difficile de transformer l’Université en lieu de culture, d’initiatives et d’échanges si elle n’est pas un lieu de vie, et cela ne se décrète pas.
- pour lier des actions de proximité un peu souterraines (ateliers, réseaux de créations) et des actions plus visibles (partenariats avec la Région pour des résidences d’artistes, travail inter universitaire, création d’une compagnie de danse universitaire, accueil de grands concerts). Beaucoup de choses ont été faites également pour la vie étudiante : élaboration d’une charte des associations et signature officielle d’un engagement contractuel entre l’Université et les associations étudiantes, mise en place d’une commission de domiciliation, mise à disposition de locaux de réunions pour les associations étudiantes, mise en place d’une commission vie étudiante et vie associative, sorte de préfiguration d’un Bureau des Etudiants, meilleur accompagnement des projets relevant du FSDIE (recrutement d’un emploi étudiant), développement des certifications, valorisation des créations étudiantes.
Nous regrouperons la DIVU (Direction Vivre à l’Université) dans le bâtiment « Accueil » et ferons en sorte qu’elle soit davantage une unité qu’une juxtaposition d’éléments tubulaires. Des points positifs émergent : la réouverture d’un accueil général depuis 2009 et le travail poursuivi du Pôle Handicap. D’autres points sont à explorer : comment intégrer, au moins dans la communication de la DIVU, l’association sportive.
Un chantier important : la mise en place d’une politique sociale. Nul n’ignore qu’augmente la précarité, les enquêtes et les travaux abondent sur les exclusions et les « invisibilités » aggravées , les personnels et les étudiants sont touchés ; il s’agit de construire, en lien avec les services de la Médecine Préventive et le CROUS, des modes et des lieux d’accueil, d’écoute, d’aide qui soient adaptés. Nous avons dans nos locaux des assistantes sociales, nous aurons très bientôt une infirmière : il faut absolument fédérer ces personnes, travailler avec elles pour définir notre politique sociale, les associer au repérage et au traitement des situations sociales qui sont les nôtres, imaginer avec elles des vigilances et des préventions.
Il est acquis désormais que les conditions de vie universitaire (accueil, logement, espaces, circulations, convivialités, propositions culturelles…) sont des éléments déterminants pour l’attractivité et la réputation des sites universitaires et sont des conditions de la réussite des étudiants. Ayons, pour justifier que nous songions à une politique sociale, d’autres arguments que ceux-là, tout à fait recevables cependant ; penser une politique sociale, c’est tenir avec la plus grande détermination à un projet humaniste, qui se préoccupe, au plus près de notre réalité sociale, des difficultés que peuvent connaitre des personnes, personnels ou étudiants, que nous côtoyons au quotidien, à qui nous parlons, qui agissent pour la communauté, ou auxquelles nous enseignons… En 2012 une enveloppe d’aide d’urgence sur les fonds FSDIE a été ouverte. Il faut encore travailler à la mise en place de la procédure et de la commission de façon à ce que tout soit très vite opérationnel).
La Direction Vivre à l’Université, la DIVU, avait imaginé au moment de sa création qu’en son sein serait fondé un bureau dit des médiations pour établir tous ces liens, mettre en synergie toutes ces compétences ; il est important que soit pensé, programmé et construit ce bureau des Médiations, dans ses fonctions, ses besoins en logistique et en ressources humaines.
Encourager et valoriser la citoyenneté étudiante.
Les statuts de l’université disent qu’il faut « prendre en compte l’engagement des élus étudiants au sein des trois conseils centraux dans l’organisation de leur cursus et l’obtention de leur diplôme ». Cette prescription – c’est même plus que cela- est demeurée à ce jour lettre morte. Nous donnerons à l’engagement des étudiants dans les conseils la reconnaissance qu’elle mérite, qu’il s’agisse des conseils centraux des conseils d’UFR et des conseils de département que nous entendons créer.
Nos statuts stipulent encore que le vice-président étudiant peut être assisté dans sa tâche par des chargés de mission étudiants (deux au maximum), les chargés de mission étudiants étant nommés par le Président sur proposition du vice-président étudiant. Autant que de besoin, pour des missions précises, délimitées dans le temps, nous aurons recours à cette disposition statutaire.
La technicité croissante des questions débattues dans les conseils rend chaque jour davantage nécessaire la formation des élus. Une formation aux questions financières et budgétaires sera proposée aux élus étudiants des conseils afin de leur permettre d’être mieux à même de remplir leur mandat.
L’université mettra à disposition des listes étudiantes ayant des élus dans les trois conseils centraux une subvention annuelle dont le montant sera fixé par le CA sur proposition du CEVU. Ces dispositions seront intégrées dans un statut de l’élu étudiant élaboré en concertation.